Les formats qui marchent ont toujours des choses à nous apprendre !

On se dit souvent que la télé réalité c’est de la « m… » et que les gens qui la regardent sont aussi C… que ceux qui la produise. Mais c’est faux ! On se place souvent dans une position de supériorité quand on voit les inepties que balancent les gens à l’écran mais il faut savoir que tout est calculé !
Ceux qui créent ce genre d’émissions sont très loin d’être bêtes, et connaissent bien évidemment la psychologie humaine et le storytelling.

Par format, j’entends ici des concepts d’émissions duplicables à l’infini. Par exemple, “Qui veut gagner des millions” (existe dans environ 100 pays), ou “Koh Lanta” (basé sur le format “Survivor” qui existe dans 50 pays) ou “Pékin express » (basé sur le format “The Amazing Race”.)

Aujourd’hui on va essayer de voir pourquoi ces émissions plaisent autant, et en quoi elles peuvent nous apprendre à créer un contenu de meilleure qualité (pour YouTube, Instagram etc.)

Un format de télé comprend :

  • Un pitch qu’on comprend directement (exemple pour Koh Lanta : “Deux équipes doivent survivre sur une île déserte et s’affronter dans des épreuves”)
  • Une structure de storytelling (exemple : chaque épisode se termine par la scène forte de l’élimination, donc il faut rester jusqu’à la fin)
  • Une identité visuelle et musicale forte

Si vous voulez créer du contenu qui « explose » il ne faut pas se dire « Quel va être mon podcast génial aujourd’hui ? »
Essayez de raisonner comme eux :
«  comment créer un format duplicable à l’infini qui me permettra de fidéliser une audience pendant des années ? »

Je ne parle pas ici d’une recette toute faite et d’un contenu sans valeur, mais de se créer une identité visuelle et scénaristique. Notre propre format.

Cela présente 4 avantages :

Différentiation : un contenu unique 
Fidélisation : Les gens savent à quoi s’attendre. Ils peuvent donc s’abonner sans crainte du contenu suivant.
Régularité : si votre format est duplicable vous ne serez jamais à court d’idées !
Expertise : A force de répéter et de maitriser un format vous en devenez un expert dans ce que vous faites.

EXEMPLE :

L’essai vidéo :

  • D’une durée de 10 à 20 minutes, parfois plus.
  • On entre directement dans le vif du sujet (pas de présentation style « aujourd’hui je vais vous parler de… ») puis on lance le logo après l’intro.
  • Analyse d’un sujet (populaire) de manière approfondie. Muni d’un script et de sources sérieuses il parle sur un montage dynamique accompagné d’images, de vidéos etc.
  • La vidéo suit un arc de storytelling classique avec souvent un plan apparent.

Evidemment ce genre peut être déclinable dans tous les domaines qu’on veut à partir du moment où on est passionné. Que ce soit le Markéting, le foot, le rap, la politique, l’art etc.

Réaction devant les vidéos :

  • Devant son écran, le Youtubeur filme ses réactions (souvent excessive) face à une vidéo ou des images.
  • Que le sujet soit sérieux ou non, il y aura de l’humour et des inside Joke qu’il partage avec sa communauté.
  • Une variante populaire suit ce format de titre : « Un expert de tel sujet » réagit à « un contenu sur tel sujet ».
  • Il y a même la variante de ce contenu avec ceux qui ouvrent des cadeaux ou des boites de jouets.

    Evidemment je pourrais parler des vidéos d’ASMR, de vulgarisation scientifique etc. Mais je pense qu’il existe des centaines de format vidéo ne serait-ce que sur YouTube et je ne parle pas de la télévision ou même des blogs ou des pages Instagram.

Les leçons à tirer :

A travers un concept en apparence simple se cache souvent une raison se basant sur la psychologie humaine.

Le principe d’élimination en fin d’épisode rajoute de la tension et il faut attendre jusqu’au bout pour savoir si votre candidat préféré va être éliminé ! Cette idée a été utilisée encore et encore, que ce soit dans des émissions de dating, de survie, de voyage, de quiz, etc…

Quand vous voyez une chose qui marche demandez-vous POURQUOI ça marche ?
Ne critiquez pas si vous ne savez pas. Parce que si quelque chose fonctionne dans un domaine, ces mêmes leviers de psychologie et de storytelling ont des chances de marcher dans votre domaine.

Prenez un moment pour étudier le contenu qui vous plait et décomposez leur format dans les moindres détails :

  • Pourquoi vous avez envie de cliquer ?
  • Qu’est-ce qui vous donne envie de rester ?
  • Que se passe-t-il dans les 30 premières secondes ?
  • Quelle est la structure narrative ?
  • Comment l’enjeu de la vidéo est-il présenté ?
  • Comment sont gérées les transitions ?
  • Comment le rythme change au fil du contenu ?
  • Quels sont les “petits plus” qui fidélisent les abonnés ?


Identifier, créez, analysez les feedback, recommencez.

Mais souvenez-vous que derrière chaque chose ou personne à succès, se cache une méthodologie dont on peut s’inspirer. Même si c’est un peu compliqué de se dire qu’on va apprendre de quelqu’un qu’on n’admire pas forcément, voir qu’on méprise pour certains x)
Prenons l’exemple de Jake Paul :

Derrière ses airs d’enfant pourri gâté se cache un fin stratège qui exploite la structure des médias capitaliste et la psychologie humaine.
Pour ceux qui ne le connaissent pas, Jake a commencé par des vines à l’âge de 16 ans. Et après avoir étudié les vidéos qui devenaient virales sur YouTube il a tenté de les reproduire. La croissance de sa chaine a été plus qu’incroyable puisqu’il est passé de 300K abonnés à plus de 10 millions en un an !

Petit aparté :

Dans ce livre, Ryan raconte qu’il a travaillé pour une série de publicités qui mettaient en scène la star du porno Sasha Grey. Cette dernière était complètement nue sur deux petits blogs (puisque le coût de la campagne était de 1200 dollars).
Le combo ?
Une femme nue avec des poils pubiens apparents et une grande marque de vêtement américain…
Le résultat ? :
Une énorme controverse prévue dès le départ !
Et les conséquences ?
Nerve, Buzzfeed, Fast Compagny, Jezebel, Refinery29, NBC new York, Fleshbot, Le Portland Mercury et bien d’autres ont repartagé la pub afin de la critiquer (en bien ou mal) gratuitement !
Ce genre de controverse a fait grimper les ventes comme jamais et c’était prévu !

Et Jake Paul dans tout ça ? Eh bien c’est le même principe !
Un gamin de 20 ans, millionnaire, qui ne respecte rien ni personne, qui se comporte comme un enfant pourri gâté, et qui ne subit aucune conséquence pour ce qu’il fait, ça énerve non ? Ou plutôt ça fout la rage de ouf !!!!
Les gens le critiquent et on parle de lui, c’est aussi simple que ça. Bien qu’il ait énormément de dislike sur certaines de ses vidéos, l’argent tombe quand même dans ses poches. Cependant, cela n’empêche pas Jake d’avoir des fans qui le défendent et qui alimente les débats. Ainsi, les gens continuent de parler de lui et ses vues augmentent !
La meilleure manière pour souder un groupe est de faire face à une menace extérieure commune ! Soit les gens sont AVEC lui, soit ils sont CONTRE lui. Et afin de montrer l’appartenance à ce camp, ses fans achètent ses produits dérivés.

« Quand il s’agit de se mettre sur la gueule tout le monde finit toujours par se comprendre… »

Ici, Jake Paul s’inspire de la culture du Rap des années 80 et de NWA. Tout comme le Rock, le Rap est un genre musical qui a apporté beaucoup de controverses et qui a souvent fait scandale.

Après un gros succès, Dre a promu d’autres artistes sur le devant de la scène :
Eminem, Snoop Dog, 2pac etc. mais il a également fondé des entreprises qu’il a promu grâce à sa notoriété et celle de ses potes (« beats » a été revendu à Apple pour 3 milliards de dollars !).
Et ainsi, en formant un groupe, Dre est devenu « bigger than himself » comme dit Paul et a gagné bien plus d’argent qu’il n’aurait eu s’il s’était contenté des royalties sur ses albums.
Et ce dernier va s’inspirer de ce processus et créer un label d’influenceur :

Ainsi, en échange d’une part de leurs revenus, Jake a aidé plusieurs personnes à se créer une audience encore plus grande, ce qui rend son potentiel d’influenceur encore plus grand !
Attention, une citation très connue va arriver : « tout seul on va plus vite, ensemble on va plus loin ».
Ainsi Jake Paul reproduit le succès de Dre avec Beats et ses produits dérivés.

Conclusion :

Vous pouvez apprendre de tout le monde. Que ce soient des émissions de télé qui se basent sur des ressort psychologiques primordiaux, ou des Youtubeurs les plus détestables, les formats qui marchent ont toujours des choses à nous apprendre.

Et souvenez-vous d’une chose, on s’améliore toujours ! Vous n’avez pas fini d’améliorer votre contenu.

Je citerais De Vinci pour expliciter ça : « une œuvre d’art n’est jamais terminée, elle n’est qu’abandonnée ». Tout ça pour dire qu’on peut toujours parfaire un truc, mais il faut savoir passer à l’action, le sortir, avoir des retours et s’améliorer sur le prochain contenu.

Si vous attendez d’avoir le concept parfais vous risquez de ne jamais le sortir, ou de ne jamais le trouver.

Plus tôt vous démarrez, plus vous aurez de temps pour pratiquer, meilleur vous deviendrez – et plus vous aurez de succès.

A vous de choisir votre voie, votre concept et de vous y tenir.

Sur ce, je vous dis à la prochaine pour un autre article, et n’oubliez pas de commenter si vous avez des questions et de partager à ceux que ça pourrait intéresser 😊

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1 réflexion sur “Les formats qui marchent ont toujours des choses à nous apprendre !”

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