Sommaire et contenu de l'article :
Toggle3-1 : Ne négociez pas vos prix !
« Bon alors, on négocie ou pas ?! »
Tout dépend de la situation. Il ne s’agit pas de suivre aveuglément chaque conseil, mais plutôt de s’adapter. Négocier vos prix peut envoyer plusieurs signaux négatifs à votre client :
- Cela peut donner l’impression que votre travail a moins de valeur, ce qui pourrait dévaloriser vos compétences.
- En proposant un tarif élevé que vous finissez par revoir à la baisse, vous perdez en crédibilité. Vous leur faites comprendre que le prix annoncé auparavant n’était pas forcément justifié.
- Le client peut croire qu’il pourra systématiquement négocier vos prix à l’avenir.
Prenons un exemple :
dans un magasin de musique, vous achetez une guitare au prix affiché sans marchander. Il en va de même pour vos prestations.
Essayez donc de maintenir un tarif fixe et d’y rester fidèle. Toutefois, dans certains cas, vous pouvez accorder des ristournes, mais sans brader votre travail. Pour éviter les négociations, une bonne approche consiste à créer des packs de services, en vendant un projet global plutôt qu’un nombre d’heures.
Exemple :
✅ Pack vidéo institutionnelle
📍 Tournage + montage d’une vidéo de 2min et 5 photos (Bonus)
💰 800 €
Ne baissez pas vos tarifs, mais adaptez votre offre :
Plutôt que de réduire vos prix, discutez avec votre client du devis point par point et demandez-lui ce qu’il serait prêt à supprimer pour économiser de l’argent, en ayant conscience que cela peut impacter la qualité du rendu.
Par exemple, en réduisant le nombre de jours de tournage ou la taille de l’équipe technique, vous pouvez alléger le coût. Cependant, diminuer les journées de tournage peut nuire à la qualité du scénario et du montage, sauf si vous avez sous-estimé la rapidité de votre équipe.
Il est essentiel que votre client comprenne l’impact de ces coupes sur sa vidéo. Si trop d’éléments sont supprimés, sachez dire « Stop ! » – l’objectif n’est pas de livrer une production médiocre.
Si vous acceptez exceptionnellement de réduire vos tarifs, faites en sorte que cela s’accompagne d’un avantage pour vous. Par exemple, négociez un contrat sur plusieurs projets à venir afin d’assurer une collaboration à long terme.
NB : La solution n’est pas de baisser les prix, mais de les augmenter
De nombreux entrepreneurs vous le diront : la clé n’est pas de casser les prix, mais d’augmenter vos tarifs pour attirer des clients premium, qui reconnaissent la vraie valeur de votre travail.
👉 Ceux qui cherchent toujours à négocier à la baisse sont souvent les plus exigeants et les plus réticents à payer…
Pour définir votre tarif, basez-vous sur votre expérience et sur les prix du marché. Ne cédez pas à la tentation du low-cost ! Si trop de vidéastes bradent leurs tarifs, l’ensemble de la profession se retrouve forcé de s’aligner sur ces prix cassés. À terme, vous fragilisez non seulement votre propre activité, mais aussi toute l’industrie. 🚀
NB 2 : N’augmentez pas vos prix indéfiniment si vous n’avez pas les compétences ! Vous ne pourrez peut-être pas facturer 500 euros la journée dès la première année. Vous n’aurez pas forcément l’expérience et l’apport de valeur nécessaire pour ça.
3 – 2 : Dites que vous êtes intermittents :
Ces informations ci-dessous sont tirés de la vidéo de RVB, je vous conseille d’aller la voir elle est très bien expliquée !
Un contrat d’intermittent implique des charges supplémentaires pour le producteur qui vous embauche, contrairement au statut d’auto-entrepreneur, où vous fixez vous-même vos tarifs.
Imaginons qu’un producteur vous propose 200 € bruts par jour en tant qu’intermittent. Si vous choisissez de facturer en tant qu’auto-entrepreneur, ne vous contentez pas de facturer 200 €. Sinon, le producteur économise de l’argent à vos dépens.
En effet, pour payer un intermittent 200 € bruts, le producteur avait prévu environ 1,6 fois plus, soit 320 € HT au total.
Ainsi, si votre employeur vous demande de facturer 200 € en auto-entreprise, ajoutez vos charges (environ 25 %), ce qui vous amène à 250 HT €.
Cependant, cette conversion n’est pas totalement juste : l’intermittence donne droit au chômage, contrairement au statut d’auto-entrepreneur. Il est donc légitime de demander un tarif plus élevé, équivalent au coût total que le producteur aurait engagé pour un intermittent, soit 320 €.
Si vous vous présentez comme intermittent, le producteur pourra vous donner le montant brut qu’il avait prévu. En le multipliant par 1,6, vous obtiendrez le coût réel qu’il comptait investir, et donc ce que vous pouvez facturer en tant qu’auto-entrepreneur.
Dans tous les cas, le producteur économise sur les frais comptables en engageant un auto-entrepreneur.
Conclusion
- Si un intermittent est payé 300 € bruts, l’entreprise dépense environ 450 € au total, mais l’intermittent ne perçoit qu’environ 225 € net après déduction des charges salariales.
- Toujours demander si le producteur prévoit de vous payer en cachet. Si oui et que vous souhaitez facturer en micro-entreprise, multipliez le budget initial par 1,5 environ pour ajuster votre tarif.
3-3 : Dites un montant haut même si ça fait peur :
Fixer le bon tarif et valoriser son travail :
Si votre tarif est trop élevé, le producteur vous le fera savoir, et vous pourrez alors lui demander quel budget il avait prévu pour votre rémunération. Cependant, si vous proposez un tarif beaucoup trop bas (par exemple, 100 € par jour), il pourrait l’accepter immédiatement… mais aussi remettre en question votre professionnalisme. Un prix trop bas peut être perçu comme un manque de compétence, à l’image des parfums Bic, jugés trop bon marché pour être de qualité alors que les nez embaucher pour faire ces parfums étaient aussi compétents que ceux embaucher par les marques de luxe !
Lorsqu’un producteur vous demande combien vous aimeriez être payé, c’est souvent dans l’espoir que votre tarif soit inférieur à son budget initial. Imaginez-vous entrer dans un magasin pour acheter une guitare ou une machine à laver : vous avez une fourchette de prix en tête, mais vous ne dites pas au vendeur « J’aimerais une guitare entre 50 et 1500 € ».
Pour votre employeur, c’est pareil.
Sinon, il vous dirait simplement :
« J’ai tant pour te rémunérer, est-ce que ça te convient ? »
Avec un chef d’entreprise, misez sur la valeur
Plutôt que de parler directement du prix, demandez à votre client combien, selon lui, vaut l’offre vidéo que vous lui proposez. Cela vous permettra de mieux comprendre sa perception de la valeur de votre travail.
Insistez sur la valeur ajoutée, pas sur le prix. La différence entre un prix élevé et un prix perçu comme « cher » tient souvent à la manière dont il est justifié.
💡 Un prix élevé ≠ Un prix cher
- Un prix élevé est simplement un chiffre.
- Un prix cher est une perception subjective qui dépend du ressenti et du retour sur investissement attendu.
Exemple :
- Si vous proposez deux reels Instagram à 2500 € à un particulier qui ne gagnera rien dessus, il y a peu de chances qu’il accepte.
- Si vous facturez 600 € un montage très basique, votre client peut penser que vous l’arnaquez.
- Mais si vous démontrez qu’un montage de qualité génère du retour sur investissement (plus d’abonnés, plus de conversions, etc. et in fine plus d’argent), un tarif plus élevé devient légitime.
Vendez une expérience, pas juste une vidéo :
Votre valeur ne se limite pas à la vidéo livrée, elle inclut aussi :
✔ Votre écoute active et votre capacité à comprendre les besoins du client.
✔ La gestion des préoccupations, pour éviter tout stress lié au projet.
✔ Votre ponctualité et votre professionnalisme.
✔ Votre attitude et votre capacité à instaurer un climat de confiance.
Vous devez rassurer votre client, montrez que vous allez prendre en charge chacune de ses préoccupations et faites-lui comprendre qu’il commettrait une erreur à ne pas vous embaucher.
Votre client ne veut pas simplement une vidéo, il veut des résultats.
Vous devez lui montrer comment votre vidéo s’intègre dans sa stratégie globale et comment elle répond concrètement à ses objectifs.
L’importance de la perception :
La valeur perçue de votre travail dépend en grande partie de la manière dont vous présentez votre offre, de la première impression jusqu’au rendu final.
💡 Rappelez-vous toujours :
📢 « Content is king, distribution is queen. Promettez moins, délivrez plus ! »
N’hésitez pas à partager cet article à ceux que ça pourrait intéresser pour m’aider dans mon référencement ! Sinon, je vous dis « prenez soin de vous et à la prochaine pour plus de contenus ! «
ATTENTION :
N’avancez aucun frais si vous êtes en autoentreprise (micro-entreprise) !
Car vous paierez des charges à l’URSSAF sur les frais que vous avez avancés au moment de la facturation.
Je m’explique :
Si vous vous déplacez à Paris pour un tournage et que vous payez vous-même, à l’avance, le train et l’hôtel, puis que vous refacturez ces frais au client à la fin de la prestation, l’URSSAF considérera cette somme comme du chiffre d’affaires. Résultat : vous devrez payer des charges dessus.
Je l’ai appris à mes dépens :
J’ai avancé 300 euros pour rémunérer un cadreur et 300 euros de défraiement sur un tournage.
La vidéo, initialement facturée 1100 euros, a finalement été facturée 1700 euros…
Et j’ai dû payer 22 % de charges URSSAF sur les 1700 euros.
➡️ En gros, j’ai perdu pas mal d’argent dans l’histoire 😅
Ne faites pas la même erreur que moi !
Prenez soin de vous, et à la prochaine ! 😊

