Les bases de la lumière ! Les 5 choses à savoir !

Dans un précédent article on a parlé du triangle de luminosité pour la caméra : Sensibilité, Ouverture, Vitesse.

Pour la lumière il y a également trois paramètres essentiels à connaitre :

Distance, Direction et taille relative.

Et quand on va placer un projecteur on va s’occuper, dans l’ordre, de régler d’abord :

1) Sa Direction :

La direction permet de positionner les ombres.

 

Faire une lumière sans ombre ce n’est pas seulement mettre une grande softbox (diffuseur) ! Pour créer une lumière sans ombre projetés, il faut mettre une lumière dans l’axe de l’objectif (puisque les ombres vont se retrouver derrière le crâne de votre sujet)

Une direction particulière permet de donner une « émotion » particulière. A vous de voir ce que vous voulez laisser transparaitre dans l’image. 
Lorsque la lumière change, on a l’impression parfois que le sujet « change de visage ». 

Cette vidéo très connue est un bon exemple : (je trouve que la lumière qui change en permanence donne un côté très perturbant à l’image) 

2) Sa Distance

Permet de gérer les dégradés.

Plus la distance (entre ma source de lumière et mon sujet) est petite alors plus mon dégradé est court ou rapide (c’est à dire qu’on passe de coin lumineux à sombre rapidement).
Plus la distance est grande alors plus mon dégradé est lent ou long.

3) La Taille Relative

Permet de gérer la taille de la pénombre et ainsi choisir entre une lumière dure ou douce.
La pénombre c’est justement ce dégradé entre l’ombre et la lumière.

Plus la taille relative de la lumière est grande, plus la taille de la pénombre est grande et plus la lumière est douce.
Plus la taille relative est petite, plus la taille de la pénombre est petite et plus ma lumière est dure.

Alors pourquoi on parle de taille « relative » ?

Parce que si j’ai une lampe avec un diamètre de 10 cm (c’est le diamètre absolu lorsque la lampe est collée au visage de mon sujet) mais plus je recule, plus les 10 cm vont se « réduire ». Au final (depuis le référentiel de mon sujet) la lampe semblera plus petite.

Par exemple :
Le soleil a un diamètre de 1 million 400 K kilomètres. Si je mets un modèle sur une chaise et que je mesure avec mes doigts le soleil, il fera environ 1 centimètre ou deux. Donc sa taille efficace n’est pas de 1 million de km.
Si je me place sur Mercure, le soleil ne fera plus la taille d’un centimètre dans le ciel (même si les chiffres sont arbitraires), il sera beaucoup plus gros, mettons 5 mètres, donc sur Mercure le soleil fera office d’une soft box de 5 mètres.

Le modeleur sur une lampe (comme la soft box ou le diffuseur) ne sert qu’à varier la taille de ma source de lumière.

Sur l’image ci-contre, la taille du projecteur fait 10 centimètres :

présentateur et projecteur

Quand on parle de taille relative on prend en compte l’éloignement. Parce que si on utilise les 10 cm de diamètre c’est comme si on collait la light sur la joue du sujet (comme je l’ai dit précédemment). Or avec la distance et la perspective, le projos a une taille relative plus petite. Mettons dans cet exemple, 6 centimètres.

MAIS avec un diffuseur devant on peut agrandir cette taille relative et la rendre grande (donc lumière douce) ou petite (lumière dure) :

réflecteur et projecteur-1
réflecteur et projecteur-2
réflecteur et projecteur-3

Si on s’éloigne, la lumière se projette sur une surface plus grande du diffuseur, la taille de la source de lumière s’agrandit et inversement.
SI je place mon diffuseur et que je le colle à ma light il ne se passe rien. La lumière restera la même. Comme si on n’avait pas mis de diffuseur. C’est peut-être contre-intuitif car on se dit qu’on a pourtant placé quelque chose entre notre sujet et le projecteur mais la physique à des règles strictes 😉 .
Il y a même des ventes de diffuseur qu’on colle au flash en expliquant que la lumière sera plus douce, mais c’est faux, c’est mathématique. 

Cette série d’image vous montre ce qu’on obtient en plaçant son diffuseur proche du projecteur (gauche) et loin (droite).

Dégradé sur un visage

Maintenant, les gens confondent souvent lumière dure et image dure.
La lumière dure c’est quand la taille de pénombre est petite, l’image dure c’est quand la densité de l’ombre est forte (ombre noire). Avec une deuxième lampe, si on remonte la densité de l’ombre on aura une lumière dure mais une image douce.

Pour transformer l’image de gauche avec la même sensation de douceur que l’image de droite tout en gardant une lumière dure on doit :

– placer la source de lumière le plus loin possible, pour que notre dégradé soit le plus « lent » possible
– placer la source de lumière en face du sujet (pour éviter les ombres qui seront donc, derrière le crâne)
– avoir une grande taille de lumière, pour que la pénombre soit plus grande que notre sujet.

Voici le résultat :

lumière douce sur un visage

Ainsi après avoir placé mon projecteur et ajuster la taille de mon diffuseur, je garde un « crayonné » dur, mais je rajoute de la douceur par transparence.
On garde la même douceur dans l’image tout en gardant une lumière dure.

Si vous mettez un réflecteur sur le côté, il agit comme un projecteur, alors vous allez supprimer des ombres d’un côté et en recréer de l’autre.

Cet  article est un court résumé du cours donné par JULIEN APRUZZESE ; allez voir ce qu’il fait c’est souvent long et fastidieux mais très intéressant :

D’autres facteurs sont à prendre en compte :

La température de couleur (Mesurée en Kelvin) par exemple, est une notion un peu élémentaire mais très importante.

A savoir que la lumière fournie par une flamme de bougie ne possède pas forcément les mêmes quantités de rouge, de bleu ou de vert que la lumière émise par une lampe halogène ou un ciel nuageux.

On peut facilement observer qu’un corps chauffé prend une couleur en fonction de sa température.
Le fer étant l’exemple le plus courant :
A 800 °C il est rouge,
A 1 000 °C il devient jaune,
Et à 1 500 °C il devient blanc !

En partant d’un modèle fictif basé sur le corps noir (un objet imaginaire opaque qui absorbe 100 % des rayonnements qu’il reçoit et qui les convertit en énergie interne – son spectre lumineux dépend donc uniquement de sa température) on a donc établi une échelle de valeurs de température de couleurs.

La température de couleur d’une source de lumière est donc équivalente à la température à laquelle il faudrait porter le corps noir pour que la lumière propagée par son incandescence soit similaire à celle de cette source.

Pour ceux qui aime les petits calculs la température en Kelvin est obtenue avec la température en degrés celsius + 273

A retenir :
En-dessous de 5600 K la lumière prend une dominante jaune orangée
Tandis qu’au-dessus de 5600 K la lumière devient de plus en plus bleutée.

échelle de degrés Kelvin

Il faut également prendre en compte l’intensité lumineuse.

Celle-ci se mesure en Candela (cd) et permet de définir la capacité d’une source lumineuse à éclairer dans une direction donnée.
C’est une valeur perceptive, c’est-à-dire qu’elle prend en compte la perception humaine et n’est donc pas une valeur absolue. Elle permet de quantifier la quantité de lumière fournie par une source directive mais ne dépend pas de la distance d’observation.

Pour se faire une idée, une candela correspond à peu près à l’éclairement d’une bougie.

Je pourrais aussi parler de flux lumineux, de l’éclairement et de la notion de luminance mais ce sera pour un prochain article. Ce sont les trois premières valeurs citées plus haut que vous devez retenir :

– DIRECTION
– DISTANCE
– TAILLE RELATIVE

SI vous avez compris ça, tout le reste n’est qu’adaptation. Entrainez-vous avec différentes lights, et avec l’expérience vous comprendrez comment agit la lumière sur les corps et objets.

Si vous avez aimé, laissez un commentaire ou partagez et n’hésitez pas à poser vos questions ! 😊

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